La
Guefangue
Prisonnier
en Allemagne pendant 5 ans
par Roger DEVAUX |
Kriegsgefangenen
|
Prisonnier
de Guerre |
Prisoner
Of War - POW |
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| ROGER
DEVAUX est né en 1916 à Argenteuil (Val d’Oise),
où il a toujours résidé. Roger était
1ere Classe au 79 R.I.F. Il a été fait prisonnier
le 17 juin 1940 à 12h30 à Liezey (Près de Gerardmer)
:
Roger est un passionné de tout. On le verra
dans son jardin à cultiver les asperges, dans ses albums
de timbres à scruter le moindre défaut qui fait la
rareté, à piocher dans les carrières à
la recherche de minéraux et de fossiles, dans son atelier
photo à réaliser des diaporamas, sur les routes de
France et d’Europe, avec son Estafette à découvrir
le monde, à son train miniature pour rêver de voyages.
Roger DEVAUX est décédé en
janvier 2008.
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APRES
60 ANS d'attente, Roger DEVAUX raconte sa vie de
guerre, sa captivité, sa Guefangue. Ce texte vivant,
en forme de journal, décrit jour après jour,
mois après mois, de 1940 à la libération
de 1945, la vie quotidienne, les anecdotes, les moments
de joie, les petits actes de résistance à
l'ennemi mais aussi les amitiés entre Guefangues,
et parfois avec les paysans allemands.
Vous découvrirez
comment nos prisonniers essayaient de résister à
l'ennemi, comment ils provoquaient l'envie et l'admiration
de l'ennemi, comment ils préparaient les évasions,
comment on améliorait l'ordinaire malgré les
interdits... Vous découvrirez aussi la libération
vue de la-bas, le sort des déportés, les bavures
des alliés... De nombreuses anecdotes, souvent drôles
et parfois émouvantes... Vous connaitrez enfin la
véritable histoire de France, telle que l’ont
vécu ceux qui l’on faite.
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Gratuitement 3 chapitres de
"Treize Qu'ils Etaient"
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Treize
qu’ils étaient, dans ce camion qui était parti
du Stalag VIIA et qui les ballottait dans tous les sens. Hébêtés
par les événements de ces dernières semaines,
affamés par la maigre nourriture de l’enfermement
du camp de Neuf-Brisach où ils étaient entassés,
affaiblis par une dysenterie pernicieuse, au cœur l’angoisse
de l’avenir, ils s’attendaient au pire, dans ce camion,
bringuebalant.
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Note de Stephane LEVEAU (co-auteur) :
ROGER
DEVAUX avait rencontré mon grand-père, André
Lefebvre, au Kommando 1627. Ils sont restés, après
guerre, les meilleurs amis du monde. Roger était le parrain
de ma mère, et pour moi, un troisième grand-père
! Roger m'a donné la passion de la minéralogie : nous
sommes allés à plusieurs reprises dans les Carrières
de Solnhofen (calcaire lithographique) mais aussi et surtout à
Ergoldsbach chez les enfants des fermiers chez qui Roger et André
était prisonnier. Des liens d'amitiés très
forts sont finalement nés de cette période, et perdurent
aujourd'hui.
Voici un dialogue (un peu romancé certes...)
entre Roger et ma fille (10 ans à l'époque) qui a
"déclenché" l'écriture du livre :
-
Dis Roger, raconte-nous quand tu étais à la guerre!
- La guerre... humm... est-ce si important de raconter...
- Mais si, Roger, on veut savoir comment tu as rencontré
notre grand-père! Aller, raconte!
- Il y aurait beaucoup à raconter ; ça a duré
5 ans... 5 ans... c'est long...
- Ben tu vois que tu as des choses à nous raconter ; d'ailleurs,
tu as du temps maintenant, tu pourrais les écrire, tes histoires
de la guerre ; aller, raconte nous ta guefangue!
- Ecrire ? mais je ne sais pas écrire!
- Ben essaye ! on verra bien. Parle de nous de tes copains de captivité,
de Jean, de Georges, d'André... d'ailleurs, vous étiez
combien au Kommando?
- Treize. Treize qu'on était...
"Treize
qu’ils étaient, dans ce camion qui était parti
du Stalag VII A et qui les ballottait dans tous les sens. Hébétés
par les événements de ces dernières semaines,
affamés par la maigre nourriture de l’enfermement du
camp de Neuf-Brisach ou ils étaient entassés, affaiblis
par une dysenterie pernicieuse, au cœur l’angoisse de
l’avenir, ils s’attendaient au pire, dans ce camion,
bringuebalant."
Roger
Devaux a 23 ans quand la guerre l'éloigne de son Argenteuil
natal et de Jeannette. Il passera 5 ans en captivité, au
service des paysans Bavarois. En 2002, pour satisfaire la curiosité
familiale, il raconte sa captivité, sa "Guefangue".
Il en sort un journal au style enlevé et vivant où
transparaissent les moments de joie et de peur, les actes de bravoure
et la petite résistance à l'ennemi, la haine et la
camaraderie, les angoisses et le temps qui passe lentement. A 86
ans, c'est véritablement pour Roger une nouvelle libération. |
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