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Treize Qu'ils Etaient »
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"La
Guefangue"
Stalag VIIA - Kommando 1627
Kriegsgefangenen
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Prisonnier
de Guerre |
Prisoner
Of War - POW |
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Découvrez
enfin la véritable vie des
Prisonniers de Guerre Français
pendant la deuxième guerre.
APRES
60 ANS D'ATTENTE, Roger DEVAUX raconte
sa vie de guerre, sa captivité, sa Guefangue.
Ce texte vivant, en forme de journal, décrit
jour après jour, mois après mois,
de 1940 à la libération de 1945, la
vie quotidienne, les anecdotes, les moments de joie,
les petits actes de résistance à l'ennemi
mais aussi les amitiés entre Guefangues,
et parfois avec les paysans allemands.
Vous
découvrirez comment nos prisonniers essayaient
de résister à l'ennemi,
comment ils provoquaient l'envie et l'admiration
de l'ennemi, comment ils préparaient les
évasions, comment on améliorait
l'ordinaire malgré les interdits... Vous
découvrirez aussi la libération
vue de la-bas, le sort des déportés,
les bavures des alliés... De nombreuses anecdotes,
souvent drôles et parfois émouvantes...
Vous connaitrez enfin la véritable
histoire de France, telle que l’ont
vécu ceux qui l’on faite.
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Treize
qu’ils étaient, dans ce camion qui
était parti du Stalag VIIA et qui les ballottait
dans tous les sens. Hébêtés
par les événements de ces dernières
semaines, affamés par la maigre nourriture
de l’enfermement du camp de Neuf-Brisach
où ils étaient entassés,
affaiblis par une dysenterie pernicieuse, au cœur
l’angoisse de l’avenir, ils s’attendaient
au pire, dans ce camion, bringuebalant.
Roger fermait les yeux, revivait les deux derniers
jours, quittant la ville fortifiée, montant
dans un wagon et serrant les dents au passage
de la frontière. Le terminus, le stalag
VIIA, les barbelés. Le tri des cultivateurs.
A ce moment, il s’était souvenu que
son père, en les quittant lors de la dernière
permission, lui avait conseillé cette voie
au cas ou …
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"Treize Qu'ils Etaient" est protégé
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l'objet d'un dépot légal en
mai 2007 (voir
sur le site de la Bibliothèque National de
France). Il est exclusivement vendu par
les ayant-droits (Contactez-nous
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Devaux,
Roger (1916-....)
Treize qu'ils étaient [Texte imprimé] : la
vie des prisonniers de guerre français chez les
paysans de basse Bavière : 1940-1945 / Roger Devaux,...
[et Stéphane Leveau]. - La Chapelle-Montligeon (11
résidence des Toiseries, 61400 ) : Éd. Mémoires
et cultures, DL 2007 (61-La Chapelle-Montligeon
: Impr. Mémoires et cultures). - 1 vol. (164 p.)
: ill. en noir et en coul., couv. ill. ; 21 cm.
DLE-20070704-33647. - 940.547 243092 (21) (br.)
: 20 EUR.
Stalag VII A (Moosburg, Allemagne)
Guerre mondiale (1939-1945) -- Prisonniers et prisons
des Allemands -- Récits personnels français
BN 41065834
07-48823
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en 1975 : la Guefangue - 30 ans, c'est loin
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: 9 781916 062518 - Dépot Légal
: Mai 2007
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| Extrait
de "Treize Qu'ils Etaient"
| 1940
– L’Année de l’Inquiétude
1941
– L’Année de l’Amertume
1942
– L’Année de l’Angoisse
1943
– L’Année de la Lassitude
1944
– L’Année de l’Espoir
1945
– L’Année de la Joie |
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Le Kommando 1627 (10 Août 1940)
Treize
qu’ils étaient, dans ce camion qui
était parti du Stalag VIIA et qui les ballottait
dans tous les sens. Hébétés par les événements
de ces dernières semaines, affamés par la
maigre nourriture de l’enfermement
du camp de Neuf-Brisach où ils étaient entassés,
affaiblis par une dysenterie pernicieuse,
au cœur l’angoisse de l’avenir,
ils s’attendaient au pire, dans ce
camion, bringuebalant.
Roger fermait
les yeux, revivait les deux derniers jours,
quittant la ville fortifiée, montant dans
un wagon et serrant les dents au passage
de la frontière. Le terminus, le stalag
VIIA, les barbelés. Le tri des cultivateurs.
A ce moment, il s’était souvenu que
son père, en les quittant lors de la dernière
permission, lui avait conseillé cette voie
au cas ou … Sans sourciller il s’y
était engagé, lui pour qui, le blé de la
Beauce et la prairie de Longchamp c’était
du kif. Il ne connaissait aucun de ceux
qui étaient avec lui. Treize, qu’ils
étaient, dans ce camion.
Un brusque
coup de frein, des « Schnel »
aboyés à n’en plus finir par le soldat
en arme qui les accompagnait, ils se retrouvaient
dans une cour immense entourée de bâtiments
élevés. D’un groupe de civils (puisqu’ils
n’avaient pas d’uniformes),
un homme petit, gringalet s’approcha
des prisonniers en hurlant « Cultivateur,
Cultivateur ? ». Bien sûr, tous
répondirent par un « oui » massif
puisqu’ils étaient là pour ça. Alors
ce fut la ruée, chaque paysan voulait choisir
son homme, mais un tonitruant « Ruhé ! »
plaqua tout le monde au sol. Dame !
Un officier SS ça ne rigole pas, et c’est
lui qui fit l’attribution. L’un
après l’autre, les paysans firent
connaissance de leur « Guefangue »,
les emmenèrent dans leur ferme.
Ce n’était
certes pas un costaud qu’il suivait,
Roger. Petit, malingre, coiffé d’un
rigolo chapeau tyrolien, il n’était
certainement pas apte pour l’armée.
Une petite ferme, une grand-mère, un homme
jeune idiot qui s’enfuit en voyant
le nouveau venu et la fermière, la quarantaine
fanée. Elle le conduisit dans la maison,
à la cuisine. Elle lui avance une chaise
devant la table, et se met à crier « Aye,
Aye ». Il se demandait où elle pouvait
avoir mal pour crier de cette façon. « Aye,
Aye ». La converse n’était pas
facile. Elle disparût et revint avec quatre
œufs. Roger comprit tout de suite,
que le rêve d’une délicieuse omelette
allait devenir réalité. En fait, ses « Aye,
Aye » voulaient dire « Œufs »
en français. De là, a commencé son initiation
à la langue de Goethe.
Le gardien
qui a récupéré ses prisonniers dans les
fermes plus lointaines ramasse Roger au
passage. La grande maison, la petite pièce,
le bruit du loquet qui enferme, extinction
de l’ampoule, tout le monde doit dormir.
Treize
qu’ils étaient là, serrés comme des
sardines ; malgré le noir, les commentaires
vont bon train. Il y avait, venus du Nord,
Henri, Pierre, Albert. De Bourgogne, le
petit Robert, le plus petit et le plus jeune,
et Auguste le plus âgé, Maurice le fermier
(en France) avec son copain Eugène, bricolant,
braconnant à loisir et aussi Raymond. De
la région de Paris venaient André, dans
les travaux public, Roger, Vendeur et Bertrand
l’imprimeur. Du midi, Jean-René et
le dernier, Fernand, sous officier de carrière.
Tout un
petit monde, qui se raconte les impressions
de leur premier contact avec leur ferme,
mais, chacun a le cœur serré. Les bruits
qui courent sur les événements ne sont pas
roses. La fatigue leur fera quand même fermer
les yeux.
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Prisonnier ; s’écrit Gefangenen
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