AU
DEBUT de ses recherches, on peut facilement avancer
par courrier, en étant patient. Si l'on considère
que la généalogie est un loisir, on a, de toute
manière, toute la vie devant nous. J'ai coutume de
dire que nos ancètres attendent parfois depuis plusieurs
siècles qu'on s'interesse à eux, alors, on n'est
pas à 3 mois près !
Si l'on veut faire de la généalogie plus active
ou si on est "bloqué", il faut procéder
autrement : en allant soi-même consulter les documents.
Fouiller dans les vieux papiers :
Avec l'accord des interessés,
il est passionnant de fouiller dans les vieux albums photos
ou dans les papiers plus officiels ; le livret de famille
par exemple, ou les livrets militaires donnent de nombreuses
informations. Nul besoin d'écrire ou d'aller dans les
mairies : tout est là, à la maison ! Quant aux
albums photos, ils peuvent servir de support aux interviews
: il suffit de demander les noms de personne que l'on voit,
de noter au fur et à mesure, de reconstituer les liens
de parentés, d'écouter les histoires...
Pensez aussi à lire les actes notariés (actes
d'achat immobilier par exemple), les diplômes, les carnets
scolaires.
Consulter soi-même les registres
dans les Mairies :
Rappelons qu'en France, les
documents d'état civil sont libres d'accès ;
ou tout du moins pour ceux datant de plus de 100 ans (il y
a des réglementations particulières pour les
archives militaires, médicales et autres). Chacun peut
donc demander à consulter en mairie les registres d'état
civil.
Avoir le droit de consulter,
ne veut pas dire qu'on à le droit de demander au secrétaire
de mairie de faire le travail ! Le personnel de mairie doit
répondre aux demandes, généralement par
courrier, pour des actes de moins de 100 ans (pour lesquels
on doit prouver sa filliation). Il n'a en revanche aucune
obligation pour les actes de plus de 100 ans... sauf à
en donner libre accès. Pensez que dans nombre de petite
mairie, ouverte parfois quelques heures par semaine, le personnel
n'a pas de temps à consacrer aux généalogistes.
Dans beaucoup de cas, ils le font néanmoins de bon
coeur.
En pratique :
- Téléphoner
ou bien se renseigner en fouillant sur internet, pour avoir
les heures d"ouvertures.
- Se renseigner sur la disponibilité des registres.
Certains registres ont parfois été déposés
aux archives départementales, d'autres sont à
la reliure...
- Arriver un peu avant l'ouverture, et prendre son temps.
Pour ma part, j'en profite pour faire un tour de village,
visiter l'église et le cimetière, aller boire
un café au "troquet du coin", et si possible
de faire connaissance avec les habitants.
- Demander très courtoisement à consulter les
registres ; dans les villages, on est souvent méfiant
envers "l'estranger". Je dis toujours ce que je
cherche. Parfois, les patronymes sont connus, et le secrétaire
de mairie nous donne un "tuyau", nous conseille
d'aller voir telle ou telle personne.
- Feuilleter les registres avec soin, prendre systématiquement
des photos (numériques et sans flash)
- Remercier le personnel de mairie, et manifester sa satisfaction,
même si...
J'aime beaucoup faire
un peu de "tourisme" dans les villes et villages
ou je suis amené à chercher. Même si ce
sont des quartiers peu agréables, je pense qu'il est
bon de flairer l'ambiance du pays de nos ancètres...
Consulter les registres et les
documents aux Archives Départementales :
Certaines mairies ont déposé
toutes leurs archives aux AD. On n'a alors pas d'autre choix
que d'aller consulter sur place. On trouve aussi beaucoup
d'autres documents : archives paroissiales, notariales, cadastres,
états de service...
L'accès aux AD est
ultra-organisé : il est important de se renseigner avant,
de prendre son temps, d'y aller plusieurs fois. Il faut généralement
demander les documents (en nombre limité), patienter,
consulter. Au préalable, une carte d'accès ou
une carte de lecteur est nécessaire... bref, renseignez-vous
avant d'y aller...
Intérêt
majeur des AD : avoir à disposition au même endroit
toutes les communes d'un département...
Visiter les cimetières :
Relever les noms dans le cimetière
d'un village permet parfois de faire des trouvailles interessantes,
mais plus généralement permet de confirmer la
présence de tel ou tel patronyme.
Il ne faut néanmois pas trop en attendre d'autant plus
que les vieilles tombes sont rares. Au delà de 150
ans, il devient difficile de trouver quelquechose...
J'ai à plusieurs reprises fait appel au gardien du
cimetière (dans des villes moyennes). Ils connaissent
parfaitement l'endroit, et ils ont parfois des listing des
sépultures ou même des registres. Ceci est d'autant
plus vrai dans les Cimetières militaires (ou les carrés
militaires), car, alors là, toutes les croix se ressemblent.
... et les Eglises :
Peu de chose dans les
églises, d'autant que les registres paroissiaux sont
déposés aux AD. Reste néanmoins les plaques
listant les Morts pour la France, et quelques beaux élements
d'architectures...
Consulter les Archives Militaires
:
Les archives militaires sont
riches d'informations. On trouve en particulier les états
de service qui, outre les renseignements familiaux, donnent
des descriptions physiques (couleur des yeux, des cheveux,
tailles..)
- Aux AD : états de service pour les non officiers.
Dans certains cas, il faut demander au préalable l'autorisation
de consulter.
- Aux SHAT : Service Historique de l'Armée de Terre,
au Chateau de Vincennes. On y trouve (entre'autre) les dossiers
complet des officiers, les JMO (Journal de Marche et des Opérations).
Les accès et les conditions sont très réglementés.
Se renseigner
au préalable...
- Au SAMHA : Service des Archives Médicales Hospitalières
des Armées (BP 15, 87998 LIMOGES ARMEES). En adressant
un dossier très documenté, prouvant mon ascendance,
j'ai peu obtenir des copies (en couleur !!) de documents d'archive. |