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a la quete de nos racines
Généalogie en Auvergne, Lozère, Bretagne, Alsace, Nord, Luxembourg, Picardie, Champagne

Comment faire ?



Par ou commencer ?

RIEN DE PLUS SIMPLE: il suffit de commencer par soi-même ! Sauf cas particulier, on connait ses date et lieu de naissance. Il suffit de demander à la mairie du lieu de naissance une copie de l'acte de naissance. On peut le faire par courrier, ou mieux, en se déplaçant sur place. J'utilise un simple courrier adressé au service d'état civil, auquel je joins une copie de ma carte d'identité et une enveloppe pour la réponse. Il suffit d'attendre le facteur ; les mairies répondent toujours à des demandes de ce type.
Dès que je reçois une copie d'acte, je scanne le document et je l'enregistre en le nommant de manière unique et non ambigüe.

 

Que nous donne notre acte de naissance ?

- Ma date et mon lieu de naissance exact : il y a en général l'adresse précise
- Les noms et prénoms des père et mère, leur profession, et surtout, leur date et lieu de naissance...
- Les témoins : de nos jours, ce sont généralement des employés de mairie, ou bien une secrétaire de la clinique ou de l'hôpital, mais parfois, c'est un membre de la famille.
- Les signatures : je regarde toujours avec beaucoup d'attention les signatures. C'est par définition une marque personnelle que nos ascendants ont laissé là...


Et ensuite, je fais quoi ?

Et bien, je recommence ! Gràce à mon acte de naissance, j'ai obtenu les dates et lieux de naissance de mes parents ; il me suffit de demander leurs actes de naissance dans leur lieux de naissance respectifs, et ainsi de suite pour mes grands parents, arrière-grand-parents... Pour les actes de moins de 100 ans, il faut justifier de son lien de parenté. J'utilise un formulaire que je joins au courrier type de demande.

Vu comme ça, c'est facile. On peut aisément remonter sur 4 générations, c'est à dire, environ 100 ans.


Qu'est ce que je peux trouver dans un acte d'état civil ?

Il ne faut pas imaginer qu'un acte d'état civil est un document standard présenté toujours de la même manière. Selon les époques et les rédacteurs, ils peuvent prendre des formes variées. Certains sont très détaillés, d'autres au contraire plus que succints ! C'est donc parfois par recoupement qu'on peut avancer. Il faut toujours lire les actes en totalité : on trouve en effet beaucoup d'informations utiles à la fin des actes : les oncles et tantes, les frères et soeurs, qui sont autant de moyens détournés de trouver un ascendant : dans certains cas en effet, on ne trouve pas l'acte de naissance de notre ascendant, mais on trouve celui de son frère ; ce qui permet néanmoins de retrouver ses parents.
Pensez aussi à exploiter les mentions marginales qui complètent les actes d’état civil, depuis les lois du 18 avril 1886 (mention de divorce en marge des actes de mariage et de naissance des intéressés), du 17 août 1897 (inscription des date et lieu de mariage, du nom du conjoint, dans les actes de naissance des époux) et du 29 mars 1945 (inscription des date et lieu de décès en marge de l’acte de naissance).


Interviewer sa famille ?

Si cela est possible, il est très interessant d'interviewer ses parents et grand-parents. Chacun se souvient facilement de ses grand-parents ; ainsi, mes grand-parents peuvent me parler de mes arrière-arrière-grand-parents. Et hop ! 4 générations !... Attention néanmoins à bien vérifier toutes les informations, en demandant ou en consultant les actes en mairie. Afin de garder une trace de mes découvertes, j'enregistre les conversations (avec l'accord des interessés). Cela permet évidemment de réécouter plus tard et de découvrir d'autres détails.
Notons aussi, que, dans la majeure partie des cas, nos aieuls sont ravis de se prêter au jeu... c'est humain : pour interesser quelqu'un, il suffit de l'inciter à parler de lui-même...


Fouiller dans les vieux papiers ?

Toujours avec l'accord des interessés, il est passionnant de fouiller dans les vieux albums photos ou dans les papiers plus officiels ; le livret de famille par exemple, ou les livrets militaires donnent de nombreuses informations. Nul besoin d'écrire ou d'aller dans les mairies : tout est là, à la maison ! Quant aux albums photos, ils peuvent servir de support aux interviews : il suffit de demander le nom des personnes que l'on voit, de noter au fur et à mesure, de reconstituer les liens de parentés, d'écouter les histoires...
Pensez aussi à lire les actes notariés (actes d'achat immobilier par exemple), les diplômes, les carnets scolaires.

 


Les outils du généalogiste

Fouillier, transcrire, dépouiller,... tout cela demande quelques outils. En fonction de ses moyens et de sa manière de faire, chacun adoptera les outils qui lui conviennent. Voici, à mon avis, les outils nécessaires :

Un cahier, un crayon et une gomme : ça parait peut-être un peu suranné, c'est vrai, mais c'est le seul "outil" vraiment passe-partout. On peut facilement emmener son cahier au fond d'une valise quand on part en vacances, au cas ou...

Des classeurs et des pochettes plastiques pour y ranger les documents reçus, avec des intercalaires pour organiser ses recherches.

Un ordinateur avec une liaison à internet, idéalement en haut débit, avec connexion illimitée ; un ordinateur portable permet d'avoir tout sous la main quand on va faire des recherches. L'ordinateur permettra de stocker les documents reçus, de gérer sa base généalogique, de gérer les courriers... On aura tout intéret à passer un peu de temps à fouiller sur internet en visitant des sites en rapport avec la généalogie.

Un appareil photo numérique, petit et simple à utiliser pour photographier des actes ou des monuments aux morts par exemple ; ça évite d'avoir à recopier sur place ! A mon avis, les résolutions supérieures à 3 megapixels ne servent à rien. Il faut privilégier les optiques de bonne qualité, très lumineuses. D'une part, une très grande résolution ne compensera jamais une mauvaise optique, et d'autre part, des fichiers de 4 Moctets par actes, alors que 600 ko suffisent, vont rapidement remplir le disque dur du PC... Il faut par ailleurs penser à avoir une autonomie suffisante : une mémoire important (surtout lorsque l'on fait des relevés systématiques nécessitant de photographier plusieurs centaines de page), mais aussi des batteries de secours !

Un logiciel de gestion de généalogie : il en existe des gratuits et des payants. Certains peuvent se sentir rassurés avec des logiciels payants... Pour ma part, j'utilise Ancestrologie depuis plusieurs années, et ça marche très bien. On trouvera sur la page Informatique des détails sur l'utilisation de l'informatique pour la généalogie.


Pourquoi et Comment numéroter les fiches ?

Lorsque les recherches avancent, on est rapidement confrontéà un problème d'identification des ancètres : comment, en effet, d'un seul coup d'oeil, différencier Jean Lefebvre, de son grand-père... Jean Lefebvre. Il faut donc leur attribuer une référence unique.
Par ailleurs, quand les échanges entre généalogistes prennent un peu d'ampleur, on reçoit couramment des messages du genre "Bonjour, j'ai trouvé Jean Lefebvre dans votre généalogie, il semble correspondre à mon sosa 4175..." avec ça, on est bien avancé !...

La numérotation Sosa (exactement Sosa-Stradonitz, du nom de ses inventeurs) :

C'est un système de numérotation très simple, mais uniquement adapté à la généalogie ascendante. On ne sait donc pas référencer les frères et soeurs (et, corollairement, les oncles, tantes, cousins et cousines...).

Le principe :
Il faut d'abord définir un numéro 1. C'est une décision arbitraire. On peut commencer par soi-même ou par l'un de ses enfants.

A partir de ce numéro 1, le père aura le numéro 2, et la mère le numéro 3. On recommence de même pour chaque fiche en généralisant :

Fiche 1 2 = Père de 1 4 = Père de 2 8 = Père de 4 ...  N     Nx2 = Père de N
9 = Mère de 4 Nx2+1 = Mère de N
5 = Mère de 2 10 = Père de 5 N+1 (N+1)x2 = Père de N+1
11 = Mère de 5 (N+1)x2+1 = Mère de N+1
3 = Mère de 1 6 = Père de 3 12 = Père de 6 ...    
13 = Mère de 6
7 = Mère de 3 14 = Père de 7
15 = Mère de 7

Il faut bien comprendre que la numérotation n'est pas absolue. A partir de la fiche numéro 1, les autres sont automatiquement déduites. Si je donne le numéro 1 au frère du précédent titulaire du numéro 1, le reste de l'ascendance ne change pas de numéro. En revanche, si je donne le numéro 1 à mon fils, alors, tous mes ascendants voient leur numéro multiplié par 2.

La numérotation d'Aboville :

Cette numération permet de numéroter une généalogie descendante. Le principe est, là aussi, très simple. On choisit un numéro 1. Chaque génération prend le numéro de la précédente multiplié par 10, puis on ajoute un à chaque enfant. En image, ça donne le schéma suivant :

n°1
a trois enfants
   
   
n°11
a deux enfants
n°12
a 1 enfant
n° 13
a quatre enfants

   
   
111
112
121
131
132
133
134
1211
1212
1213
1214
1215
1216

Inconvénient : on ne sait pas numéroter au delà de 9 enfants (sauf à utiliser des lettres)
Avantage : on peut coupler la numérotation d'Aboville avec la numération Sosa. Les enfants du Sosa 128 seront 128-1, 128-2, 128-3.....

 

Il existe d'autres systèmes de numérotation, mais ceux là sont les plus couramment utilisés, surtout dans les logiciels les plus renommés.


Les listes Eclair

Les Listes Eclair donnent, pour une commune la liste des patronymes présents dans les registres, avec pour chacun d'eaux les dates minimales et maximales. C'est très pratique pour savoir en un seul coup d'oeil si la commune présente un interet pour les recherches personnels. Attention, il y a autant de liste-eclair que de généalogistes... ce n'est pas parce qu'un patronyme n'apparait pas, qu'il n'est pas présent : peut-être les recherches n'ont-elles pas été assez poussées...


Mentions Légales  
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