Par ou commencer ?
RIEN
DE PLUS SIMPLE: il suffit de commencer par
soi-même ! Sauf cas particulier, on connait ses
date et lieu de naissance. Il suffit de demander à
la mairie du lieu de naissance une copie de l'acte de
naissance. On peut le faire par courrier, ou mieux,
en se déplaçant sur place. J'utilise un
simple courrier
adressé au service d'état civil, auquel
je joins une copie de ma carte d'identité et
une enveloppe pour la réponse. Il suffit d'attendre
le facteur ; les mairies répondent toujours à
des demandes de ce type.
Dès que je reçois une copie d'acte, je scanne
le document et je l'enregistre en le nommant de manière
unique et non ambigüe. |
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Que nous donne notre acte de naissance
?
- Ma date et mon lieu de naissance
exact : il y a en général l'adresse précise
- Les noms et prénoms des père et mère,
leur profession, et surtout, leur date et lieu de naissance...
- Les témoins : de nos jours, ce sont généralement
des employés de mairie, ou bien une secrétaire
de la clinique ou de l'hôpital, mais parfois, c'est
un membre de la famille.
- Les signatures : je regarde toujours avec beaucoup d'attention
les signatures. C'est par définition une marque personnelle
que nos ascendants ont laissé là...
Et
ensuite, je fais quoi ?
Et bien, je recommence ! Gràce
à mon acte de naissance, j'ai obtenu les dates et lieux
de naissance de mes parents ; il me suffit de demander leurs
actes de naissance dans leur lieux de naissance respectifs,
et ainsi de suite pour mes grands parents, arrière-grand-parents...
Pour les actes de moins de 100 ans, il faut justifier de son
lien de parenté. J'utilise un formulaire
que je joins au courrier
type de demande.
Vu comme ça, c'est
facile. On peut aisément remonter sur 4 générations,
c'est à dire, environ 100 ans.
Qu'est
ce que je peux trouver dans un acte d'état civil ?
Il ne faut pas imaginer qu'un
acte d'état civil est un document standard présenté
toujours de la même manière. Selon les époques
et les rédacteurs, ils peuvent prendre des formes variées.
Certains sont très détaillés,
d'autres au contraire plus que succints
! C'est donc parfois par recoupement qu'on peut avancer. Il
faut toujours lire les actes en totalité : on trouve
en effet beaucoup d'informations utiles à la fin des
actes : les oncles et tantes, les frères et soeurs,
qui sont autant de moyens détournés de trouver
un ascendant : dans certains cas en effet, on ne trouve pas
l'acte de naissance de notre ascendant, mais on trouve celui
de son frère ; ce qui permet néanmoins de retrouver
ses parents.
Pensez aussi à exploiter les mentions marginales qui
complètent les actes d’état civil, depuis
les lois du 18 avril 1886 (mention de divorce en marge des
actes de mariage et de naissance des intéressés),
du 17 août 1897 (inscription des date et lieu de mariage,
du nom du conjoint, dans les actes de naissance des époux)
et du 29 mars 1945 (inscription des date et lieu de décès
en marge de l’acte de naissance).
Interviewer
sa famille ?
Si cela est possible, il est
très interessant d'interviewer ses parents et grand-parents.
Chacun se souvient facilement de ses grand-parents ; ainsi,
mes grand-parents peuvent me parler de mes arrière-arrière-grand-parents.
Et hop ! 4 générations !... Attention néanmoins
à bien vérifier toutes les informations, en
demandant ou en consultant les actes en mairie. Afin de garder
une trace de mes découvertes, j'enregistre les conversations
(avec l'accord des interessés). Cela permet évidemment
de réécouter plus tard et de découvrir
d'autres détails.
Notons aussi, que, dans la majeure partie des cas, nos aieuls
sont ravis de se prêter au jeu... c'est humain : pour
interesser quelqu'un, il suffit de l'inciter à parler
de lui-même...
Fouiller
dans les vieux papiers ?
Toujours avec
l'accord des interessés, il est passionnant de
fouiller dans les vieux albums photos ou dans les papiers
plus officiels ; le livret de famille par exemple, ou
les livrets militaires donnent de nombreuses informations.
Nul besoin d'écrire ou d'aller dans les mairies
: tout est là, à la maison ! Quant aux
albums photos, ils peuvent servir de support aux interviews
: il suffit de demander le nom des personnes que l'on
voit, de noter au fur et à mesure, de reconstituer
les liens de parentés, d'écouter les histoires...
Pensez aussi à lire les actes notariés
(actes d'achat immobilier par exemple), les diplômes,
les carnets scolaires. |
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Les
outils du généalogiste
Fouillier, transcrire, dépouiller,...
tout cela demande quelques outils. En fonction de ses moyens
et de sa manière de faire, chacun adoptera les outils
qui lui conviennent. Voici, à mon avis, les outils
nécessaires :
Un cahier, un crayon et une gomme
: ça parait peut-être un peu suranné,
c'est vrai, mais c'est le seul "outil" vraiment
passe-partout. On peut facilement emmener son cahier au fond
d'une valise quand on part en vacances, au cas ou...
Des classeurs et des
pochettes plastiques pour y ranger les documents
reçus, avec des intercalaires pour organiser ses recherches.
Un ordinateur avec une liaison à internet,
idéalement en haut débit, avec connexion illimitée
; un ordinateur portable permet d'avoir tout sous la main
quand on va faire des recherches. L'ordinateur permettra de
stocker les documents reçus, de gérer sa base
généalogique, de gérer les courriers...
On aura tout intéret à passer un peu de temps
à fouiller sur internet en visitant des sites en rapport
avec la généalogie.
Un appareil photo numérique,
petit et simple à utiliser pour photographier des actes
ou des monuments aux morts par exemple ; ça évite
d'avoir à recopier sur place ! A mon avis, les résolutions
supérieures à 3 megapixels ne servent à
rien. Il faut privilégier les optiques de bonne qualité,
très lumineuses. D'une part, une très grande
résolution ne compensera jamais une mauvaise optique,
et d'autre part, des fichiers de 4 Moctets par actes, alors
que 600 ko suffisent, vont rapidement remplir le disque dur
du PC... Il faut par ailleurs penser à avoir une autonomie
suffisante : une mémoire important (surtout lorsque
l'on fait des relevés systématiques nécessitant
de photographier plusieurs centaines de page), mais aussi
des batteries de secours !
Un logiciel de gestion de généalogie
: il en existe des gratuits et des payants. Certains peuvent
se sentir rassurés avec des logiciels payants... Pour
ma part, j'utilise Ancestrologie
depuis plusieurs années, et ça marche très
bien. On trouvera sur la page Informatique
des détails sur l'utilisation de l'informatique pour
la généalogie.
Pourquoi
et Comment numéroter les fiches ?
Lorsque les recherches avancent,
on est rapidement confrontéà un problème
d'identification des ancètres : comment, en effet,
d'un seul coup d'oeil, différencier Jean Lefebvre,
de son grand-père... Jean Lefebvre. Il faut donc leur
attribuer une référence unique.
Par ailleurs, quand les échanges entre généalogistes
prennent un peu d'ampleur, on reçoit couramment des
messages du genre "Bonjour, j'ai trouvé Jean Lefebvre
dans votre généalogie, il semble correspondre
à mon sosa 4175..." avec ça, on est bien
avancé !...
La numérotation Sosa (exactement
Sosa-Stradonitz, du nom de ses inventeurs) :
C'est un système de
numérotation très simple, mais uniquement adapté
à la généalogie ascendante. On ne sait
donc pas référencer les frères et soeurs
(et, corollairement, les oncles, tantes, cousins et cousines...).
Le principe :
Il faut d'abord définir un numéro 1. C'est une
décision arbitraire. On peut commencer par soi-même
ou par l'un de ses enfants.
A partir de ce numéro
1, le père aura le numéro 2, et la mère
le numéro 3. On recommence de même pour chaque
fiche en généralisant :
| Fiche 1 |
2
= Père de 1 |
4
= Père de 2 |
8
= Père de 4 |
... |
N |
Nx2
= Père de N |
| 9
= Mère de 4 |
Nx2+1
= Mère de N |
| 5
= Mère de 2 |
10
= Père de 5 |
N+1 |
(N+1)x2
= Père de N+1 |
| 11
= Mère de 5 |
(N+1)x2+1
= Mère de N+1 |
| 3
= Mère de 1 |
6
= Père de 3 |
12
= Père de 6 |
... |
|
|
| 13
= Mère de 6 |
| 7
= Mère de 3 |
14
= Père de 7 |
| 15
= Mère de 7 |
Il faut bien comprendre que
la numérotation n'est pas absolue. A partir de la fiche
numéro 1, les autres sont automatiquement déduites.
Si je donne le numéro 1 au frère du précédent
titulaire du numéro 1, le reste de l'ascendance ne
change pas de numéro. En revanche, si je donne le numéro
1 à mon fils, alors, tous mes ascendants voient leur
numéro multiplié par 2.
La numérotation d'Aboville :
Cette numération permet
de numéroter une généalogie descendante.
Le principe est, là aussi, très simple. On choisit
un numéro 1. Chaque génération prend
le numéro de la précédente multiplié
par 10, puis on ajoute un à chaque enfant. En image,
ça donne le schéma suivant :
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n°1
a trois enfants |
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n°11
a deux enfants |
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n°12
a 1 enfant |
n°
13
a quatre enfants |
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| 111 |
112 |
121
|
131 |
132 |
133 |
134 |
| |
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1211 |
1212 |
1213 |
1214 |
1215 |
1216 |
|
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Inconvénient : on ne sait pas numéroter
au delà de 9 enfants (sauf à utiliser des lettres)
Avantage : on peut coupler la numérotation d'Aboville
avec la numération Sosa. Les enfants du Sosa 128 seront
128-1, 128-2, 128-3.....
Il existe d'autres systèmes de numérotation,
mais ceux là sont les plus couramment utilisés,
surtout dans les logiciels les plus renommés.
Les listes
Eclair
Les Listes Eclair
donnent, pour une commune la liste des patronymes présents
dans les registres, avec pour chacun d'eaux les dates minimales
et maximales. C'est très pratique pour savoir en un
seul coup d'oeil si la commune présente un interet
pour les recherches personnels. Attention, il y a autant de
liste-eclair que de généalogistes... ce n'est
pas parce qu'un patronyme n'apparait pas, qu'il n'est pas
présent : peut-être les recherches n'ont-elles
pas été assez poussées...
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